Les auteurs d’une étude allemande mettent en évidence les effets collatéraux de la démagogie : une justice moins indépendante du pouvoir, une presse moins libre et un système électoral biaisé en faveur de l’exécutif en place. 

Les gouvernements ayant à leur tête des dirigeants « populistes » ont-ils de plus mauvais résultats économiques que les autres ? Pour le savoir, une équipe d’universitaires allemands a mené une gigantesque analyse historique débutant en 1900 et se terminant en 2018 (donc sur près de 120 ans !).

Selon la définition la plus courante utilisée en science politique, un dirigeant est catalogué comme « populiste » dès lors qu’il justifie son action par la défense du « peuple » contre les « élites ».

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Pour un dirigeant de ce type, la société est toujours découpée selon ces deux groupes supposés a priori homogènes et antagonistes. Les auteurs ont décortiqué plus de 20 000 pages de littérature scientifique couvrant 60 pays différents représentant 95 % du PIB mondial et ayant vu défiler à leur tête environ 1 500 présidents, Premiers ministres ou équivalents.