Chronique. Et si le capitalisme partageait davantage ?, par Yann Coatanlem

Idées

Chronique. Et si le capitalisme partageait davantage ?, par Yann Coatanlem

Le capitalisme, caractérisé par la liberté de concurrence et la propriété privée des moyens de production, est un système efficace pour créer de la prospérité. Mais ses gains pourraient être davantage partagés, estime dans une chronique l'économiste Yann Coatanlem.

Pourquoi lui ?

Yann COATANLEMYann Coatanlem est économiste, président de DataCore Innovations. Il est également co-auteur, avec Antonio de Lecea, du Capitalisme contre les inégalités (PUF).

Il est de plus en plus considéré comme au service exclusif d’une élite égoïste et irresponsable. À tel point que certains programmes politiques n’hésitent pas à remettre le capitalisme en cause.

Les dérives économiques et sociales sont indéniables, mais l’abandon du capitalisme conduirait inévitablement à un appauvrissement généralisé et à un gâchis de ressources.

Malheureusement, les plus défavorisés seraient, comme toujours, les plus exposés à ce cataclysme.

La véritable solution est une réforme de fond du capitalisme, qui seule peut réconcilier les Français avec ses principes de base : libre entreprise, mutualisation des risques, richesse d’information des marchés. Il est prouvé qu’un capitalisme plus équitable conduirait à plus de prospérité, pas moins.