D’où vient l’expression « Faire marcher la planche à billets » ?

Idées

D’où vient l’expression « Faire marcher la planche à billets » ?

Cette politique monétaire peut être mise en œuvre dans le but de relancer la machine économique.

« Faire marcher » ou « faire tourner » la planche à billets signifie qu’un État ou une banque centrale crée de la monnaie afin de financer son fonctionnement.

Cette expression trouve son origine dans le procédé technique qui permet d’imprimer les billets de banque : une planche apposée contre du papier-monnaie, imprimant ainsi la valeur du billet.

Bien que familière, cette expression désigne une politique monétaire bien précise : celle de la création de monnaie.

Pour la zone euro, dont la France fait partie, c’est la Banque centrale européenne, située à Francfort, qui possède la prérogative de créer de la monnaie.

Pourquoi faire tourner la planche à billet ?

Si la BCE décide de « faire tourner la planche à billets », cela veut dire qu’elle va émettre de la monnaie ex nihilo, c’est-à-dire que la monnaie créée ne correspondra pas à une création de richesse.

À notre époque où la monnaie est dématérialisée (les pièces et billets ne représentent que 5 % de la monnaie en circulation dans la zone euro), la BCE fait « tourner la planche à billets » en créant des lignes de crédit, en rachetant la dette des États, en accordant des crédits aux banques…

Cette politique monétaire permet ainsi de financer la dette et, pour les États, de réinjecter cette monnaie dans l’économie ou de financer des politiques publiques.

La « planche à billets » est l’une des politiques monétaires possibles pour relancer une économie en temps de crise, mais elle n’est pas sans risques : les prix peuvent augmenter (inflation) ou la monnaie peut perdre de sa valeur (dévaluation).