Tous les mois, Pour L’Éco rappelle l’origine d’une expression courante en lien avec l’économie.

Tenir des comptes d’apothicaires, c’est avoir une comptabilité excessive et compliquée dans le but de duper ses clients ou son entourage. Un compte d’apothicaire peut désigner à la fois une facture artificiellement gonflée ou un calcul dont les résultats sont sans intérêt et ne servent qu’à embrouiller l’esprit.

Le métier d’apothicaire naît au XIVe siècle, à une époque où les médecins sont rares et inaccessibles aux gens du peuple.

L’apothicaire fait figure d’ancêtre du pharmacien, mais à l’époque, la profession est très peu encadrée. L’apothicaire devait néanmoins avoir d’importantes connaissances en médecine et en plantes médicinales, un savoir qui impressionnait ses clients.