Napoélon III : haussmanisation, libéralisation, retombées sociales... Quel est son bilan économique ?

Idées

Napoélon III : haussmanisation, libéralisation, retombées sociales... Quel est son bilan économique ?

Entre le « coup d’État douanier » qui bouscule le capitalisme et l’essor du chemin de fer, la France se modernise au cours du Second Empire, mais tout le monde n’en profite pas.

Élu président de la IIe République en 1848 (le premier à être élu au suffrage « universel »… masculin !), Louis-Napoléon Bonaparte devient l’empereur Napoléon III après le coup d’État du 2 décembre 1851. Autocrate, mais aussi inquiet de la progression de la pauvreté, il s’intéresse à la question sociale comme le montre son étude De l’extinction du paupérisme, en 1844.

Il écrit : « C’est dans le budget qu’il faut trouver le premier point d’appui de tout système qui a pour but le soulagement de la classe ouvrière. »

« Dépenses productives » de l’État

Entouré de techniciens, industrialistes saint-simoniens pour la plupart, l’Empereur est convaincu de l’efficience des « dépenses productives » de l’État, qui passent de 1,5 milliard de francs à 2,6 milliards par an : agrandissement des ports, travaux d’assainissement ruraux et urbains (un nouveau réseau d’induction d’eau et plus de 800 kilomètres d’égouts modernes sont créés à Paris), modernisation de la capitale par les grands travaux du préfet de la Seine Haussmann.