Histoire économique du mariage : pour préserver les dynasties industrielles, les petits arrangements

Idées

Histoire économique du mariage : pour préserver les dynasties industrielles, les petits arrangements

Avec la fin des mariages arrangés, l’aristocratie industrielle et financière n’a plus besoin des « marieuses » qui arrangeaient les rencontres entre héritiers bien assortis. Les descendants aspirent désormais à des mariages d’amour. Mais pas avec n’importe qui tout de même. Les familles y veillent.

couv_hsCet article est extrait de notre hors-série consacré à l'amour. À retrouver en kiosque.

Il était une fois deux jeunes et beaux héritiers d’empires industriels et financiers. Ils se marièrent sans amour, mais eurent beaucoup de descendants.

Un conte assez banal dans la France d’avant Mai 68. Leurs parents avaient jugé l’union des deux familles souhaitable, puis ils avaient chargé une tante et une cousine, vieilles filles de la famille baptisées à l’époque « les marieuses », d’arranger la rencontre entre les futurs fiancés.

L’amour ne vint ni au premier ni au deuxième regard. Peut-être naîtrait-il plus tard, mais en réalité, peu importait. En ce temps-là, l’amour, la fidélité et la loyauté étaient réservés à la famille et à l’entreprise fondée par les ancêtres.