Institutions politiques : le défi de la confiance

Idées

Institutions politiques : le défi de la confiance

La confiance des citoyens se conquiert difficilement. Elle peut se perdre brutalement. Plusieurs dimensions participent à l’adhésion aux institutions politiques.

Après l'annonce de la mort d’Elizabeth II, restée sept décennies sur le trône britannique, de nombreux commentaires ont fleuri sur l’avenir de la monarchie et sa perception par les citoyens. Plus près de nous, en France, le niveau de confiance politique, qu’il concerne son personnel ou les institutions de la République telles que l’Assemblée Nationale ou la fonction de maire, fait l’objet d’une évaluation continue.

Sa mesure mobilise des scientifiques et des sondeurs, qui publient régulièrement leurs résultats à partir des enquêtes sondagières. La confiance des citoyens dans les institutions et le système politique est un thème récurrent des médias.

Fatigue civique

La confiance n’est pas seulement une dimension psychologique individuelle, c’est une composante des relations sociales. Accorder sa confiance à un élu signifie lui reconnaître le droit de nous représenter et d’agir en notre nom. Voter est un signe d’approbation de la démocratie représentative. La montée récente de l’abstention dans les élections locales, nationales et européennes, constitue donc un symptôme de fatigue civique, elle-même porteuse d’une défiance politique1.