L’effet Sex and the City ou le dilemme de la femme éduquée
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Idées

L’effet Sex and the City ou le dilemme de la femme éduquée

Martine Peyrard-Moulard
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Les méandres amoureux des héroïnes de la série culte des années 2000 pourraient sortir tout droit d’un manuel d’économie sur les déséquilibres du marché des célibataires.

couv-HS8.jpgCet article est extrait de notre hors-série consacré à l'amour. À retrouver en kiosque.

Depuis plus de 10 ans, Paris affiche une majorité de personnes vivant seules (51 %)1, une tendance que l’on retrouve dans d’autres villes françaises (environ 45 %) et au niveau national, où la proportion de célibataires reste élevée (41 %)2.

Pourtant, avec un ratio de 100 hommes pour 100 femmes de 35 ans en France, les 83 % d’hétérosexuels devraient trouver chaussure à leur pied !

L’économiste français Gilles Saint-Paul3 évoque, au sujet des relations hétérosexuelles, un équilibre « à la Sex and the City ». Ses travaux partent de la notion d’appariement (« matching »), qui explique la recherche et la formation de relations mutuellement avantageuses et stables dans le temps.

En matière de mariage, les décisions des partenaires visent à maximiser, pour chacun, l’utilité de former un couple.

Équilibre hypergamique

Les femmes et les hommes scolairement et économiquement bien dotés sont généralement moins souvent célibataires que les personnes faiblement diplômées4.