Les « écoles de pensée » sont-elles des freins à la connaissance ?

Idées

Les « écoles de pensée » sont-elles des freins à la connaissance ?

Par contraste avec les sciences dites « dures », les théories en Sciences humaines et sociales (SHS) restent bien souvent associées aux groupes et auteurs qui les ont développées dans des contextes idéologiques particuliers. Ce trait condamne-t-il ces disciplines à demeurer dans une forme de préhistoire scientifique ?

Imaginons un instant quatre lycéens, qui, une fois leur baccalauréat en poche, entament chacun une licence différente : Zoé en physique, Tom en biologie, Léa en économie, Dan en sociologie.

Alors que Zoé et Tom découvrent à la rentrée universitaire les lois générales et les méthodes éprouvées mises en œuvre par la communauté scientifique en physique et en biologie, Léa et Dan suivent, eux, des cours où l’histoire de l’économie et de la sociologie est présentée à travers des « courants » et des « écoles de pensée » : mercantilisme, marxisme, école néoclassique, keynésianisme, école durkheimienne, individualisme méthodologique, etc.

À lire aussi > Keynésiens, libéraux : comment ils appréhendent les crises économiques