Splendeur et misère des cartels : la valse folle des prix du pétrole

Idées

Splendeur et misère des cartels : la valse folle des prix du pétrole

En pleine pandémie de Coronavirus, les pays membres de l'OPEP ne parviennent plus à s'accorder sur le nombre de barils à produire. Russie, Etats-Unis, Arabie Saoudite... Chacun mène sa propre stratégie pour des raisons géopolitiques, tirant  de fait les prix vers le bas. Problème, plus personne n'a de quoi stocker l'or noir et son prix est devenu pour la première fois de son histoire... négatif ! Retour sur le parcours d’une ressource pas comme les autres.

[Mis à jour le 21/04 après que le prix du baril de pétrole soit passé sous les 0 dollars pour la première fois de son histoire]

85 $ en octobre 2018, 50 $ en décembre, 75 $ en mai 2019, 0 $ le 20 avril 2020. Le prix du baril de brut ne cesse de fluctuer, au point qu’il est devenu hasardeux de prévoir son évolution. Aujourd’hui, le marché pétrolier, c’est volatilité et incertitude. Sans compter que la moindre agitation politique, a fortiori une guerre, dans un pays producteur a des répercussions sur l’offre et les prix, comme on l’a constaté avec la guerre israélo-arabe (1973), la guerre Iran-Irak (1980), les deux guerres du Golfe (1991 et 2003) ou encore les tensions récentes entre l’Iran et les États-Unis. Nouveauté : c'est la pandémie du Coronavirus qui fait chuter les prix.