Télétravail : Anouk, contre une réorganisation au rabais

En séries

Télétravail : Anouk, contre une réorganisation au rabais

[Nos vies de bureau confinées, saison 2, épisode 4/5] Télétravail oui, mais de qualité. Certaines entreprises en profitent pour rogner sur tous les coûts : réduction de locaux, flex office, réorganisation des méthodes de production… Sans compensations. Comment protéger les intérêts des salariés, à distance ? 

Si la plupart des entreprises - les plus petites notamment - sont réticentes à voir leurs salariés travailler à distance, d’autres y voient bien leur intérêt, surtout en période de crise économique. Nous assistons actuellement à une accélération sans précédent du développement du télétravail en termes de jours accordés : avant 2020, les accords octroyaient 1,6 jour en moyenne par semaine et 0,8 quand le télétravail était annualisé, observe Christelle Maintenant, du cabinet Secafi, qui ausculte un panel de 125 accords d’entreprises sur le sujet.

Actuellement, deux à trois jours par semaine sont autorisés en moyenne. C’est le principal effet de la crise sanitaire. Un autre s’y ajoute : avant le confinement, 42% des entreprises ayant signé un accord indemnisant les télétravailleurs, à des niveaux très variés : de 3 à 80 euros par mois, et de 50 à 500 euros en une seule fois, observe la consultante qui, aujourd’hui, a l’impression que « les entreprises veulent encore moins indemniser. » La priorité étant de faire des économies. Et d’abord de mètres carrés.