CAC 40

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CAC 40

Le CAC 40 est un indice. Sous forme de points, ses fluctuations sont censées représenter les hauts et les bas des entreprises françaises. Établi à 1 000 points à sa création, en 1987, il a grimpé jusqu’à 6 944,77 points le 4 septembre 2000, record inégalé depuis.

Sa variation résulte de la moyenne pondérée de l’évolution des capitalisations des entreprises. En fonction de leurs résultats boursiers, les entreprises peuvent donc entrer et sortir du CAC 40. C’est le comité scientifique des indices (CSI) qui prend cette décision chaque trimestre (le troisième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre). Seize d’entre elles figurent au CAC 40 depuis sa création.

Loin de représenter la réalité des entreprises françaises

Le 21 septembre 2020, le CSI a décidé de sortir de l’indice le groupe hôtelier Accor. Il a donc pioché dans le CAC Next 20, « antichambre » du CAC 40 qui rassemble les 20 valeurs suivantes. Absent depuis 2016, Alstom est ainsi revenu dans l’indice.

Vingt-six entreprises françaises, dont 19 du CAC 40, figurent au classement des 500 multinationales affichant les meilleurs chiffres d’affaires (Global 500, Forbes, août 2021). Et pour la plupart depuis plus de 20 ans ! La Chine est en tête de ce classement avec 135 entreprises recensées (143 en incluant les entreprises taïwanaises), devant les États-Unis (122 entreprises) et le Japon (53). Avec 26 entreprises, la France arrive après l’Allemagne (27) et devant le Royaume-Uni (22).

Problème, le CAC 40 et le Global 500 ne sont pas du tout représentatifs de la réalité des entreprises françaises, composées à 99,84 % de PME (43,2 % de la valeur ajoutée). Deux indices tentent de pallier ce défaut et suivent l’évolution des 200 premières capitalisations, le SBF 80 et le SBF 120.

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Éco-mots

Capitalisation

Multiplication du nombre d’actions émises par l’entreprise, par leur prix sur le marché. Exemple : LVMH a émis 352 120 000 actions. Chacune d’entre elles vaut le 9 août 2021 698,50 euros. LVMH est capitalisée à 351,97 milliards d’euros (ce qui fait de la firme française la première capitalisation européenne).

Ne pas confondre capitalisation et valorisation 

La valorisation exclut la situation de trésorerie (positive ou négative) de la capitalisation d’une entreprise. Elle correspond à la valeur des capitaux à investir dans l’entreprise. Cela permet de comparer les performances de groupes indépendamment de leur structure financière.

Plus la capitalisation d’une entreprise augmente, plus elle influence l’indice, dans la limite de +15 %. 

+11,6 % en un an et demi de pandémie

Pendant la crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, la croissance du CAC 40 a dépassé la croissance du PIB français : +11,6 % en un an et demi, contre -8,3 % pour le PIB français en 2020. L’Insee table sur +6% de croissance du PIB pour l’année 2021.

Alors que les sociétés cotées au CAC 40 avaient perdu 54 % de leurs profits en 2020, elles les ont largement retrouvés au premier semestre de 2021. En juin, grâce à l’activité des six premiers mois de l’année, les profits s’élevaient déjà à plus de 50 milliards d’euros. Le soutien de l’État, les politiques monétaires accommodantes des banques centrales et le redémarrage vigoureux de l’économie expliquent en partie cette croissance.

Un système en place depuis 1987

Avant 1988, l’Insee était chargé de calculer l’indice de la Bourse de Paris. Suite au krach boursier de 1987, les officiers ministériels et la cotation à la criée cèdent leur place à des sociétés de bourse, aussi appelées compagnies des agents de change, et à la cotation assistée en continu (CAC). 

La Bourse de Paris adopte un système informatisé déjà utilisé à Toronto : Computer Assisted Trading System (Cats). Toutes les 15 secondes, entre 9 h et 17 h 30 tous les jours ouvrés, la valeur de l’indice est mise à jour. 

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16 fidèles au poste 

Les fluctuations financières des quarante plus grandes entreprises françaises sont scrutées à la loupe toutes les 15 secondes. Danone, Axa, Air Liquide, LVMH, Michelin… Seize d’entre elles figurent au CAC 40 depuis sa création en 1987.

En fonction de leurs résultats, les entreprises peuvent donc entrer et sortir du CAC 40. C’est le Comité scientifique des indices qui prend cette décision chaque trimestre (le troisième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre).

Le 21 septembre 2020, le CSI a décidé de sortir de l’indice la chaîne d’hôtels Accor. Il a donc pioché dans le CAC Next 20, “antichambre” du CAC 40 qui rassemble les 20 valeurs suivant les entreprises du CAC 40. Absent depuis 2016, Alstom est ainsi retourné dans l’indice.

Le CAC 40 en dates –

1988 - Naissance du CAC 40 avec pour valeur 1 000 points, suite à une année boursière désastreuse et un krach boursier en octobre 1987, dû aux systèmes de trading automatique (automatisation des transactions), au déficit commercial américain et à la remontée des taux d’intérêt.

1991 - 1 687,54 points, en août. Une des plus faibles séances de son histoire. La première guerre du Koweït a provoqué un choc pétrolier et la Bourse est sous le coup d’attaques spéculatives, des retombées de la réunification allemande et de la hausse des taux d’intérêt – crise du SME et forte récession en 1993.

2000 6 944,77 points, en septembre. Son niveau le plus élevé lors de la bulle spéculative, la fameuse bulle internet portée par les valeurs technologiques (NTIC). Les attentats du 11 septembre 2001 puis l’éclatement de la bulle le font chuter à 2 401,15 points, en mars 2003.

2008 - 2 534,45 points, en mars. Après un pic à 6 168,15 points en 2007 lié au développement rapide des pays émergents et aux bonnes perspectives économiques et commerciales, la crise des subprimes et ses retombées mondiales marquent le coup d’arrêt, brutal.

2010 - Le CAC dépasse les 4 000 points. Reprise grâce aux plans de soutien des États consécutifs à la crise. Mais les difficultés des finances publiques de l’Irlande, du Portugal et surtout de la Grèce – la "crise de la zone euro" – entraînent une correction à 3 126 points en 2012.

2020 - 3 632 points en mars. La gestion de la coronacrise a presque stoppé toutes les activités économiques, mais l’État et l’Europe soutiennent "quoi qu’il en coûte" l’économie pour redonner confiance : le CAC remonte à 5 500 points fin novembre. Il a gagné près de 1 000 points en un mois.

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