Classiques [Courant de pensée économique]

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Classiques [Courant de pensée économique]

Fondateurs de l'économie politique en tant que discipline autonome, dans un contexte de 1ère Révolution industrielle.

Ils sont les fondateurs de l'économie politique en tant que discipline autonome, dans un contexte de 1ère Révolution industrielle. Aussi l'idée d'une industrie et d'un commerce stériles, comme les voyaient les physiocrates, allait contre le sens de l'histoire.

Pour les Classiques, qui ne forment pas un ensemble homogène, c'est le travail qui enrichit la nation tout entière. Adam Smith observe que la division du travail améliore sa productivité et que le libre-échange constitue le moyen de dépasser la contrainte de la taille des marchés qui nuit à la spécialisation du travail et à la croissance économique. Et ce sont les individus rationnels et industrieux qui, par leur production et sa juste récompense, soulagent la misère humaine.

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La loi du marché assure le progrès

Ce courant défend la liberté et la responsabilité individuelles : les intérêts personnels et conflictuels, régulés par la libre concurrence aboutissent à l'intérêt général.

C'est la loi du marché - universelle - qui, en ajustant les actions individuelles, assure la production de produits compétitifs et le progrès. Cependant, un Etat minimal est indispensable dans ses fonctions régaliennes (sécurité, justice, droits de propriété, contrats…), pour fournir le cadre institutionnel stable dont le marché régulateur a besoin et garantir la liberté individuelle et économique, même si celle-ci est source d'inégalités.

La théorie de la rente foncière et de la baisse des profits de David Ricardo le conduit à redouter un état économique stationnaire que le libre-échange peut toutefois retarder.

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Quant à Thomas Malthus, il dénonce dans sa loi de population, les aides aux indigents qui favorisent leur accroissement démographique. De son côté, Jean Baptiste Say, de l'Ecole française, explique, avec sa loi des débouchés et la neutralité de la monnaie, l'impossibilité des crises générales de surproduction.

Depuis la nature et la structure des marchés ont bien changé, mais le libéralisme, certes pluraliste, défend encore aujourd'hui la liberté et la primauté de l'individu.

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