Coin fiscal

Dico de l'éco

Coin fiscal

C'est la mesure de la part du revenu du travail versée par le salarié et l’employeur sous forme de prélèvements obligatoires. Plus les dépenses publiques et sociales financées par les revenus du travail sont importantes, plus le coin fiscal l’est aussi.

Le coin fiscal permet de mesurer la part du revenu du travail versée par le salarié et l’employeur sous forme de prélèvements obligatoires. Il s’agit d’évaluer le poids des impôts et des cotisations sociales par rapport au coût total du travail et d’indiquer la part correspondant à la rémunération nette du salarié. En 2020, le coin fiscal atteint 46,6 % en France1, ce qui signifie qu’il reste en moyenne au salarié célibataire 53,4 % de ce qu’il a coûté à son employeur.

Le coin fiscal est source de concurrence entre les pays, notamment en ce qui concerne la localisation des activités, l’emploi et les performances économiques. Chaque pays a évidemment son propre système de protection sociale et son mode de financement des dépenses publiques et sociales, mais le coin fiscal permet de comparer les effets des prélèvements appliqués aux revenus du travail, sur l’emploi et la compétitivité économique.

34,6 % pour l'OCDE

Plus les dépenses publiques et sociales financées par les revenus du travail sont importantes, plus le coin fiscal l’est aussi. En France, il fait partie des plus élevés (34,6 % en moyenne dans l’OCDE). En 2019, avant la crise du Covid, le taux de chômage2 s’élevait à 8,4 % en France contre 6,3 % dans l’Union européenne et 5,3 % en moyenne dans l’OCDE.

Si l’objectif de la politique économique est de stimuler le marché du travail, l’écart entre le coût du salarié pour son employeur et le salaire net qui reste au salarié ne doit pas être trop grand, afin que le travail, à la fois offert par les salariés et acheté par l’entreprise, soit attractif pour ces deux parties prenantes.

Certes, le chômage ne s’explique pas exclusivement par le coin fiscal. Mais pour en atténuer les effets négatifs particulièrement forts sur l’emploi peu ou non qualifié, notamment en raison de l’existence d’un salaire minimum légal, la France accorde aux entreprises des allègements de cotisations patronales sur les bas salaires.

Notes

1. OCDE, données 2020

2. OCDE, données 2020-2021