Gratuite et obligatoire, l’école française en six dates

Dico de l'éco

Gratuite et obligatoire, l’école française en six dates

De Charlemagne au grand oral du Bac 2021, retour sur 14 siècles d'école en France.

789 L’école de Charlemagne. Les enfants destinés à l’Église et à l’étude, riches et pauvres, sont confiés aux religieux.

1682 Premières écoles pour le peuple.

L’ecclésiastique Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719) développe un réseau d’écoles primaires chrétiennes. Au XVIIe siècle, on compte 80 % d’analphabètes. Jusqu’aux années 1960, l’école primaire sera l’école du peuple et le secondaire, l’école des privilégiés.

1808 Le baccalauréat est créé : premier grade universitaire. 

Les premiers bacheliers passent uniquement des épreuves orales. La première femme l’obtient en 1861. Depuis 1989, la volonté de massification du baccalauréat se traduit dans l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au « bac » : objectif aujourd’hui quasiment atteint (79,7 %). En 2019, 665 925 candidats l’ont obtenu, soit 88,1% des inscrits.

Égalité à l'école : là où le bât blesse

1881 – 1882 Lois Jules Ferry. L’instruction devient gratuite, obligatoire et laïque.

Les parents doivent faire instruire leurs enfants âgés de six à treize ans. Cela ne signifie pas que les enfants doivent aller à l’école. Ils peuvent avoir un précepteur ou être instruits par leurs parents. Le Certificat d’études primaires élémentaires (CEP) sanctionne cet enseignement obligatoire. Depuis 1959 l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans.

1975 Réforme Haby : « le collège unique ». 

C’est l’unification de l’enseignement pour tous les élèves d’une classe d’âge afin de leur donner les mêmes chances et les préparer à des orientations ultérieures. L’enseignement se structure verticalement avec écoles, collèges et lycées.

2018 « Bac 2021 » avec contrôle continu et nouvelles  épreuves d’examen (le grand oral), et disparition des filières.  Scolarisation obligatoire à partir de 3 ans.

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Selon l’Insee, 18 % de la population a un niveau de diplôme supérieur à bac + 2, 54 % détient au maximum le Brevet d’enseignement professionnel (BEP).