Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires

Dico de l'éco

Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires

L’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires interroge les producteurs et les distributeurs sur le sujet et analyse les données recueillies dans un rapport annuel destiné au Parlement.

PLE38-1-COUV1.jpgCet article est extrait de notre magazine consacré au pouvoir d’achat. À retrouver en kiosque et en ligne.

Un paquet de pâtes coûte-t-il plus cher qu’avant ? Composante essentielle du pouvoir d’achat, le prix des aliments est scruté par un organisme public : l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM). 

Placé sous la tutelle du ministre chargé de l’Alimentation et du ministre chargé de la Consommation, il utilise les données publiques collectées par l’Insee et France Agrimer, mais aussi celles du privé : l’industrie alimentaire et des distributeurs. Ses études permettent de suivre l’évolution des marges au sein de la chaîne de commercialisation des aliments.

L’Observatoire publie chaque année un rapport qu’il remet au Parlement. Depuis 2020, il a intégré à sa grille l’évolution des prix des aliments issus de l’agriculture biologique.

Croiser des données publiques et privées

Sans prendre parti, l’OFPM dispose d’une connaissance fine de la répartition de la valeur entre producteurs, industriels et distributeurs. Cela lui permet de défendre à la fois le pouvoir d’achat des consommateurs et la rémunération des agriculteurs.

En Chiffres

+ 8 points

Évolution de la part du coût de la matière première dans le prix final d'un paquet de pâtes. Source : OFPM, 2021.

Par exemple, pour un kilo de pâtes vendu 1,35 euro dans la grande distribution en 2020, la matière première représentait 38 centimes (qu’elle soit produite en France ou importée), la marge brute des industries semoulerie-pâtes 65 centimes, celle de la distribution 24 centimes, la TVA 0,7 centime.

Les données croisées de l’organisme de recherche FranceAgriMer, de l’Insee, des analystes Mintec et Kantar WorldPanel ont permis ce calcul… et un constat : entre mi-2018 et novembre 2020, des tensions sur le marché de la matière première ont augmenté de 8 points la part de celle-ci dans le prix final d’un paquet de pâtes, passant de 23 % à 31 %. 

Dans son rapport de juin 2021, le président de l’OFPM, Philippe Chalmin, déplorait la diminution, depuis 20 ans, des aides publiques dans le cadre de la PAC et appelait à une « contractualisation », c’est-à-dire une promesse d’achat sur le long terme à un prix fixe. D’après lui, ce mécanisme économique permettrait de défendre la production française sur des marchés alimentaires de plus en plus globaux.