Seuil de pauvreté

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Seuil de pauvreté

Il s’agit du revenu minimal en dessous duquel un foyer est considéré comme « pauvre ». En 2018, il s’établit à 1 063 euros mensuels et concerne 14,5 % de la population – sans doute 18 % en 2021 à cause de la crise.

Ce seuil est fixé par la France à 60 % du revenu médian disponible des Français (après impôts et transferts sociaux). Le niveau de vie médian, qui partage la population en deux (50 % gagnent moins, 50 % gagnent plus), s’établit à 1 771 euros par mois en 2018 (Insee, 2018).

Aucun seuil (50, 60 ou 70 %) n’est plus objectif ou juste qu’un autre. C’est une mesure monétaire relative de la pauvreté, qui dépend de la richesse du pays. Quand le niveau de vie médian augmente, le seuil de pauvreté aussi. En 2005, le taux de pauvreté était à son plus bas, 12 %, avec un seuil de pauvreté fixé à 843 euros mensuels pour une personne seule.

L’Observatoire des inégalités indique : « Le seuil de pauvreté de 2018 est de l’ordre du niveau de vie médian de 1970 […]. Une partie des pauvres d’aujourd’hui disposent de ressources équivalentes à celles des classes moyennes de l’époque. »

Les conditions de vie également prises en compte

La pauvreté se mesure aussi au niveau des conditions de vie. Le Conseil européen considère comme « pauvres » ceux qui subissent au moins huit des 27 privations ou insuffisances en biens ou éléments du bien-être standard, largement diffusé parmi la population.

Selon l’Insee, 11 % des ménages ne peuvent accéder au niveau de vie considéré comme la norme en France en matière de logement, équipements ménagers, téléphone, liens sociaux, loisirs… Moins de 6 % sont touchés par les deux formes de pauvreté et deux millions de personnes sont en situation de grande pauvreté avec moins de 930 euros mensuels.

Les mesures relatives de la pauvreté sont un indicateur des inégalités et indiquent que la pauvreté relative sera toujours présente dans une société où tous les individus n’ont pas le même niveau de vie.