VIX (volatility index ou index de volatilité)

Dico de l'éco

VIX (volatility index ou index de volatilité)

Surnommé indice de la peur, cet indicateur créé en 1993 permet d’évaluer le risque de marché, c’est-à-dire la volatilité des titres du marché américain.

Le VIX (Volatility Index) est une sorte de thermomètre psychologique qui mesure l’aversion au risque des intervenants sur les marchés financiers ou leur niveau d’angoisse et de nervosité, d’où son surnom d’indice de la peur.

Rien n’est pire, en effet, que l’incertitude lorsqu’ils doivent adopter des stratégies d’investissement et qu’ils ne peuvent prédire le sens et l’amplitude des fluctuations des actifs financiers, en raison de marchés volatils et déstabilisés – bien que la volatilité puisse être source d’opportunités. 

Cet indicateur, créé en 1993 par Robert Whaley, un professeur de finance, à la demande de la Bourse de Chicago, permet d’évaluer le risque de marché, c’est-à-dire la volatilité des titres du marché américain. Chaque jour, il est calculé sur la base de l’indice phare des actions américaines de Wall Street, le S&P 500, qui regroupe les 500 valeurs des entreprises les plus représentatives de l’économie américaine.

La variation compte davantage que le niveau

Le VIX mesure en points de pourcentage (de 0 à 100) sa variation anticipée sur une période de 30 jours à venir. C’est davantage la variation de l’indice que son niveau qui compte, mais plus il est élevé, plus il traduit la peur, voire la panique.

Au-delà de 30 points, les marchés sont tendus, les traders fébriles face à un risque de krach ou de fort retournement du marché : alors, le VIX monte. En revanche, une faible valeur indique un climat de confiance avec une faible volatilité, autrement dit une période relativement tranquille. 

Dans ce cas, le VIX baisse. Ses hausses brutales ont reflété des chutes spectaculaires des marchés : en octobre 2008, lors de la crise des subprimes, il a grimpé à son plus haut (près de 90 points) ou lors de la crise de la zone euro (presque 50 points). Le 9 mars 2020, la peur de la pandémie le porte à 62 points. Après une année 2020 d’accalmie grâce aux soutiens publics à l’économie, il fluctue entre 22-25 points malgré quelques pics à plus de 30-35, fin janvier 2021.