Créé par la Loi de modernisation de l’économie (LME) votée en août 2008 sous le mandat de Nicolas Sarkozy, le statut de micro-entrepreneur correspond à la nouvelle appellation des auto-entrepreneurs. Il concerne un entrepreneur individuel qui bénéficie d’un régime réglementaire allégé.

En 10 ans, 2,8 millions de micro-entreprises ont été créées, dépassant toutes les prévisions. Fin juin 2018, ils étaient encore 1,35 million d’auto-entrepreneurs inscrits.

60 % des auto-entrepreneurs ont une activité salariée à côté.

Grégoire Leclercq

président de la Fédération française des auto-entrepreneurs.

Ce statut simplifie fortement les formalités de création, d’interruption et de cessation d’une activité professionnelle individuelle à but lucratif : une inscription en ligne suffit pour créer sa micro-entreprise.

Autre avantage : on ne paye ni taxes ni cotisations sociales tant que l’on ne gagne rien.

Pour conserver ce régime, il faut respecter les plafonds de chiffre d’affaires définis pour la micro-entreprise, qui ont été doublés en 2018 : 70 000 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de services, 170 000 euros pour les activités de vente de marchandises.