Barrières à l’entrée (d'un marché)

En théorie

Barrières à l’entrée (d'un marché)

On décrit ainsi les obstacles qui rendent difficile, voire impossible, l’arrivée d’un nouveau concurrent sur un marché, ce qui en fait un marché imparfait. Cette situation assure aux entreprises déjà présentes – et en quelque sorte protégées – un pouvoir de marché, c’est-à-dire une plus grande marge de manœuvre en termes de fixation de leurs prix de vente.

Exemple de barrière : la nécessité de disposer d’un volume important de ressources (capital, technologie ou compétences), difficilement accessibles, limite la concurrence et renforce la position des premiers offreurs.

Aujourd’hui, les GAFAM détiennent un énorme pouvoir de marché et une position acquise difficilement contestable par leurs concurrents. Autres barrières à l’entrée, des coûts fixes très élevés, d’autant plus si la sortie du marché en cas d’échec est coûteuse.

La théorie des marchés contestables montre que, même sur un marché attaquable (contestable), le risque d’une lourde perte en capital en cas de faillite dissuade les concurrents potentiels. 

Il y a aussi les innovations, dont certaines sont même protégées par un brevet qui assure un monopole d’exploitation pendant 20 ans à l’entreprise innovatrice.

Une firme pharmaceutique qui découvre et brevète un médicament peut avoir comme marché les malades du monde entier, tout en étant temporairement abritée de toute concurrence, afin d’amortir ses énormes investissements de recherche. 

Enfin les barrières peuvent être d’ordre juridique ou institutionnel : elles accordent un monopole à une entreprise pour des raisons d’intérêt général ou bien elles limitent l’accès à une activité pour privilégier quelques entreprises autorisées.

C’est ainsi qu’en France, l’ouverture d’une pharmacie suppose l’obtention d’autorisations de l’Agence régionale de santé, du préfet, de l’Ordre des pharmaciens et des syndicats représentatifs.