"Il faut créer un nouveau capitalisme […] plus soucieux de lutter contre les inégalités et plus respectueux de l’environnement », déclarait en mars Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie. Le capitalisme est un système économique et social qui s’est développé en Europe à partir de la première révolution industrielle. Il se caractérise fondamentalement par la propriété privée des moyens de production (entreprises, machines, terres…), c’est-à-dire le "capital", dont il tire son nom. Ce droit de propriété donne aux propriétaires – les capitalistes – le droit d’exploiter, de contrôler leurs biens et d’en retirer des revenus, le profit.

La propriété privée et la recherche du profit ne sont pas spécifiques au capitalisme. Son originalité, c’est qu’une partie des profits obtenus est épargnée puis réinvestie en vue de générer des profits futurs, plus grands. C’est ce que l’on appelle "l’accumulation du capital". Là est l’objectif premier du système capitaliste et c’est une quête incessante.

Pour atteindre cet objectif, la production et le travail salarié doivent être organisés de manière rationnelle en vue d’obtenir une productivité maximale là où c’est possible. La production doit parfaitement correspondre à une demande solvable, toujours plus vaste, car le profit se réalise dans la vente. C’est ce qui fait théoriquement de ce système celui qui répond le moins mal aux besoins du plus grand nombre, comparativement à un système administré par l’État.

Il repose aussi sur des marchés – qui doivent être concurrentiels – pour coordonner les échanges selon le mécanisme des prix – qui doivent être flexibles – afin d’assurer l’ajustement entre les offres et les demandes. Le capitalisme n’est pas un système uniforme. Les capitalismes anglo-saxon, rhénan ou asiatique diffèrent dans leurs structures et leurs institutions. Il a aussi beaucoup évolué : industriel, financier puis mondialisé.