Le chômage est le fait, pour une personne de plus de 15 ans, de ne pas avoir d’emploi, d’en rechercher un activement et d’être disponible pour travailler.

Comment on le mesure

L’Institut national de la statistique (Insee) publie trimestriellement un taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) pour permettre des comparaisons internationales. Les critères : se déclarer sans emploi, être disponible pour travailler et à la recherche effective d’un emploi, ne pas avoir travaillé dans la semaine précédant l’enquête. Selon l’Insee, le taux de chômage au sens du BIT était de 8,8 % de la population active en France au quatrième trimestre 2018.

Pôle emploi, de son côté, dénombre les demandeurs d’emploi « inscrits » dans ses agences en fin de mois et les classe en cinq catégories : A pour les chômeurs n’ayant pas travaillé, B et C pour les chômeurs disposant d’un emploi à activité réduite, mais en recherche active, D pour les sans emploi non disponibles immédiatement (formation ou arrêt maladie) et E pour les personnes ayant un emploi de type créateur d’entreprise ou PEC (Plan emploi compétence ex-contrat aidé). À la fin du premier trimestre 2019, il y avait 3,4 millions de demandeurs d’emploi en catégorie A.

Les définitions de l’Insee et de Pôle emploi sont différentes, ce qui explique que leurs données ne correspondent pas exactement.

Classique et keynésien

Pour les classiques, le chômage existe en raison de rigidités structurelles sur le marché du travail comme un coût du travail (coût salarial) trop élevé par rapport à sa productivité ou bien des réglementations sociales (droit du travail) trop contraignantes. Ainsi, ce serait la faiblesse de la rentabilité qui n’inciterait pas les entreprises à embaucher et à produire plus. Une politique « de » l’emploi devrait être mise en place pour le résoudre.

Pour les keynésiens, le chômage est dû à une insuffisance de la demande anticipée (demande effective) de biens et services. Cette insuffisance ne se traduit pas par une « baisse des prix » (rigides à court terme) qui pourrait favoriser le retour à l’équilibre sur le marché des biens et des services, mais par une baisse de la « quantité » offerte. Ici, une politique « pour » l’emploi serait nécessaire pour y remédier.

Ne pas confondre

Chômage et sous-emploi

Le sous-emploi concerne des personnes ne travaillant pas autant qu’elles le souhaiteraient, mais ayant un emploi (à temps partiel, par exemple). Ces personnes font donc partie de la population active occupée. Au troisième trimestre 2018, 5,6 % des personnes ayant un emploi étaient en situation de sous-emploi.