Le déclassement est la perte d’une position sociale par un individu, que ce soit celle de son milieu d’origine, celle qu’il avait atteinte ou celle que laissait espérer le diplôme qu’il avait obtenu. On distingue souvent trois grands types de déclassement :

  1. Le déclassement intergénérationnel est le fait pour un enfant d’occuper une position sociale de niveau inférieur à celle de ses parents au même âge (en général, vers 40 ans). On parle alors de mobilité sociale descendante. Ce déclassement est généralement mesuré par rapport à la position du père.
  2. Le déclassement intragénérationnel est le fait, pour une personne, d’occuper une position sociale de niveau inférieur à la fin de sa vie active à celle qu’elle occupait au début. C’est souvent la conséquence d’une période de chômage ou d’arrêt d’activité.
  3. Le déclassement professionnel est avéré quand un jeune entrant sur le marché du travail occupe une profession dont le statut social est inférieur à celui auquel il pourrait en théorie (selon les normes sociales en vigueur) prétendre du fait de son diplôme.

Le concept de déclassement impose de réaliser des hiérarchies entre positions sociales, le plus souvent établies sur la base du niveau de revenu, des responsabilités dans l’emploi, d’autonomie, etc. Le déclassement professionnel établit en outre un lien entre un niveau de diplôme et un statut social. Il existe une discussion entre sociologues autour de la réalité du déclassement. Pour certains, il est une réalité, mais pour d’autres, il toucherait peu de personnes et la crainte du déclassement serait plus réelle que le déclassement lui-même.