Le déficit budgétaire est un déséquilibre entre les recettes et les dépenses. Il signifie que l'on vit, au moins provisoirement, au-dessus de ses moyens. C’est un solde négatif. Pour financer son déficit, l’État est obligé d’emprunter.

« Faire du déficit » est dangereux pour un pays quand il s’agit de financer les dépenses courantes, mais il peut être justifié d’être en déficit pour relancer l’économie en cas de baisse de la croissance ou pour investir dans des programmes qui mettent en jeu l’avenir du pays.

Le déficit structurel est le solde négatif des finances publiques quand on ne tient pas compte de la conjoncture. La conjoncture économique décrit la situation économique d’un pays à un moment donné, par opposition avec la structure qui désigne les éléments fixes et permanents d’une économie. Quand la croissance est faible ou négative, certaines dépenses publiques augmentent plus vite, à cause du chômage. Et les recettes diminuent car les particuliers et les entreprises payent moins d’impôts. S’il y a déficit structurel, cela veut dire qu’il existe une tendance durable à ce que les recettes soient inférieures aux dépenses publiques.

Ne pas confondre

Déficit et dette

La dette de l’État se définit comme l’ensemble des emprunts effectués par l’État, dont l’encours (montant total des emprunts) résulte de l’accumulation des déficits de l’État.

La règle des 3%

En 1992, à la création de l’Union européenne (UE) par le traité de Maastricht, les pays candidats décident de faire converger leurs économies en respectant quatre règles : maîtrise des finances publiques, de l’inflation,des taux d’intérêt et des taux de change. Le traité précise deux « valeurs de référence » à ne pas dépasser pour le déficit et la dette publics : 3 % et 60 % du PIB.

Une entreprise se retrouve en situation de déficit, « dans le rouge », quand les revenus tirés de son activité sont inférieurs aux dépenses engendrées par cette activité. Ce solde négatif entre dépenses et recettes est appelé perte comptable.