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Celle-ci doit permettre l’adaptation du facteur travail, de l’emploi et de sa rémunération aux variations de la demande et des conditions de concurrence subies par les entreprises.

Deux types de flexibilité: la flexibilité quantitative et la flexibilité qualitative

La flexibilité quantitative consiste à faire varier les effectifs de l’entreprise en fonction de ses besoins, par le recours aux contrats de travail précaires (par exemple, les CDD) et aux licenciements. En interne, elle s’obtient par la variation de la durée de l’activité en fonction de la production : variation des horaires de travail, utilisation de temps partiel, annualisation de la durée du travail. La flexibilité qualitative consiste à remplacer le contrat de travail par un contrat commercial, plus facile à rompre (intérim), ou par l’externalisation des activités.

La flexisécurité

Dans certains pays d’Europe du Nord, notamment au Danemark, s’est développée une approche résumée sous le terme « flexisécurité » : une forte flexibilité pour les employeurs (grande facilité pour licencier), mais une sécurité crédible pour les travailleurs, avec des allocations chômage généreuses et une politique de formation des chômeurs ambitieuse.

Un remède au chômage ?

La persistance du chômage dans les pays industrialisés, notamment en France, est mise par les économistes néoclassiques sur le compte de trop fortes rigidités sur le marché du travail. En période de chômage élevé, la flexibilité sur la baisse des salaires devrait permettre une reprise de l’embauche. Les économistes néoclassiques préconisent donc la suppression de ces réglementations (par exemple l’autorisation administrative de licenciement) ou bien l’embauche de salariés à temps partiel.

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