En théorie

Fonds monétaire international (FMI)

Le Fonds monétaire international a été créé en juillet 1944, lors de la conférence des Nations unies de Bretton Woods. L’idée était d’établir un cadre de coopération économique pour éviter que ne se reproduise la grande crise des années trente. Cette organisation fournit une aide financière aux pays en difficulté.

Son rôle

 Le FMI vise d’abord à assurer la stabilité du système monétaire international, en d’autres termes, le système international de paiements et de change qui permet aux pays d’échanger entre eux. Pour ce faire, il évalue les perspectives économiques de l’économie mondiale, les marchés financiers et les finances publiques des États.

Le FMI fournit une aide financière aux pays en difficulté. Les autorités nationales élaborent, en collaboration avec lui, des programmes d’ajustement qui bénéficient du financement de l’institution, ces concours financiers restant subordonnés à la réalisation effective de ces programmes. Pas d’aide sans effort. Toutefois, après la crise économique mondiale de 2008, le FMI a renforcé sa capacité de prêt. Les montants de prêts concessionnels du FMI ont presque doublé.

Son organisation

Les quotes-parts (contributions) des pays membres constituent la principale source financière du FMI. Elles correspondent globalement à la position relative de chaque pays dans l’économie mondiale. Le montant total des ressources provenant des quotes-parts s’élève à environ 650 milliards de dollars. De plus, le FMI peut emprunter à titre temporaire afin de compléter ces ressources.

L’organe suprême du Fonds est le conseil des gouverneurs : il se compose, pour chaque État membre, d’un gouverneur et d’un gouverneur suppléant qui émanent généralement de la Banque centrale ou du ministère des Finances. La gestion au quotidien du FMI est supervisée par son conseil d’administration, composé de 24 administrateurs. La Française Christine Lagarde est la directrice générale du FMI. Elle dirige ses services et préside le conseil d’administration.

Le FMI est parfois accusé d’être un pompier pyromane, c’est-à-dire de créer les crises qu’il résout ensuite. Il conditionne en effet l’obtention de prêts à la mise en place de réformes économiques drastiques, considérées comme des politiques d’austérité budgétaire. Son intervention a notamment été très critiquée en Grèce où la crise économique et sociale a plongé le pays en récession pendant presque dix ans.