Indice de développement humain (IDH)

En théorie

Indice de développement humain (IDH)

L’Indice de développement humain (IDH) a été créé par le Programme des Nations Unies pour le développement, en 1990, afin de proposer une vision plus fine et qualitative de la situation d’un pays que celle fournie par le seul Produit intérieur brut (PIB)

Comment le calcule-t-on ?

C’est un indicateur composite qui fait la synthèse de trois séries de données : l’espérance de vie à la naissance (qui donne une idée de l’état sanitaire de la population du pays et donc du bien-être de la population), le niveau d’instruction mesuré par la durée moyenne de scolarisation et la durée attendue de la scolarisation, le revenu national réel (c’est-à-dire corrigé de l’inflation) par habitant, le niveau de vie calculé en parité de pouvoir d’achat (c’est-à-dire un montant assurant le même pouvoir d’achat dans tous les pays). L’IDH se présente comme un nombre sans unité compris entre 0 et 1. Plus l’IDH se rapproche de 1, plus le niveau de développement du pays est élevé. Le calcul de l’IDH permet l’établissement d’un classement annuel des pays.

Ses enjeux

Ce qui compte le plus dans l’IDH, ce n’est pas le niveau absolu, mais le rang du pays dans le classement mondial. Un pays peut être beaucoup mieux classé mondialement pour l’IDH que pour le PIB par habitant.

Ainsi la France est-elle au 26e rang mondial en 2017 avec un IDH de 0,901, mais au 29e rang pour le PIB par habitant (44 000 dollars courants en 2017). Cela montre qu’avec une certaine quantité de biens et services produits, on peut faire des choix de développement différents et obtenir des résultats distincts. Si le PIB par habitant est relativement élevé, mais que l’IDH est relativement faible, cela signifie que les choix d’utilisation des revenus dans le pays ne vont pas en priorité à la santé ou au système d’éducation. Le Qatar est premier en termes de PIB par habitant, mais 40e en termes d’IDH en 2017.

Acronymous: l'IDH, c'est quoi ?