La mobilité sociale désigne la circulation des individus entre différentes positions de la hiérarchie sociale. Elle peut être intragénérationnelle (changement de position sociale d’une même personne au cours de sa vie), intergénérationnelle (changement de position sociale par rapport à l’un de ses parents), verticale (changement de position sociale vers le haut ou vers le bas) ou horizontale (le changement ne se traduit pas par une tendance vers le haut ou vers le bas).

La mobilité sociale est un moyen d’évaluation de la société. S’il s’agit d’une société de castes, il n’y a pratiquement pas de mobilité sociale, chaque individu est assigné à une place définie, à sa naissance, par le groupe social de ses parents. S’il s’agit au contraire d’une société ouverte, le destin d’un individu n’est pas lié à son groupe social d’appartenance. Dès lors, la mobilité sociale est intimement liée à la question de l’égalité des chances et de la démocratisation du système scolaire.

 

Progression de l’emploi qualifié

Sur une génération, la structure sociale s’est modifiée vers le haut en France. En 2014-2015, 41 % des personnes de France métropolitaine âgées de 30 à 59 ans sont ou étaient cadres ou professions intermédiaires alors que ce n’était le cas que pour 29 % de leurs pères, selon l’Insee. Au total, près de quatre personnes sur 10 expriment un sentiment d’ascension sociale par rapport à leur père. Malgré cette progression globale de l’emploi vers des métiers plus qualifiés, 25 % des personnes se considèrent déclassées socialement par rapport à leur père. Le sentiment de déclassement est donc minoritaire au sein de la population. Il est moins fréquent que celui de l’ascension sociale.