C'est la capacité d'acheter des biens et des services grâce à un revenu (salaire, intérêts, loyers…). Il dépend donc de la somme des revenus du foyer et du prix des biens et des services proposés.

Pour estimer le pouvoir d’achat d’un ménage, il convient de prendre en compte le nombre de personnes qui composent le ménage et leur âge. On parle d’unités de consommation.

Le pouvoir d’achat ne comprend pas uniquement les revenus du travail (salaires), il intègre aussi les aides sociales et les revenus de l’épargne, auxquels on soustrait les impôts, taxes et cotisations payés.

La mesure des prix est donnée par l’indice des prix à la consommation, autrement dit l’inflation. Elle est calculée par l’Insee à partir de 200 000 relevés de prix de produits et de services représentatifs de la consommation française.

DÉCALAGE ENTRE RESSENTI ET STATISTIQUES 

Le sentiment des ménages sur la hausse ou la baisse de leur pouvoir d’achat diffère souvent des statistiques de l’Insee, tant la réalité est complexe à saisir. Le pouvoir d’achat est en effet une moyenne nationale qui ne prend pas en compte les situations individuelles.

Par exemple, le panier de biens et services sur lequel est calculée l’inflation ne correspondant pas forcément à la consommation de chaque personne et les poids des dépenses contraintes (obligatoires) diffèrent selon les milieux sociaux. En 2017, le pouvoir d'achat a augmenté de 1,3 % contre 1,8 % en 2016, selon l’Insee.

L’augmentation du revenu disponible brut n’a pas permis de compenser l’inflation de 1,3 % en 2017. Les ménages ont donc ralenti leurs dépenses : elles ont augmenté de 1 % l’an  dernier, contre 2,1 % l’année précédente.