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La précarité est une forte incertitude quant à la conservation ou la récupération d’une situation économique acceptable dans un avenir proche. C’est une notion subjective et relative. En 1987, un rapport rédigé au nom du Conseil économique, social et environnemental (CESE) définit la précarité comme suit : « L’absence d’une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux ».

 

Précarité du travail et des conditions de vie

Les emplois précaires sont des emplois salariés dont la durée n’est pas garantie. Celle-ci peut être soit limitée (contrats à durée déterminée, stages, emplois aidés), soit incertaine (intérim). On peut également considérer comme précaires des emplois qui ne dégagent pas un revenu suffisant pour vivre : les emplois à temps partiel subi. La précarité se décline aussi au niveau des conditions de vie quand elles ne sont pas acceptables. Habiter un logement insalubre, un logement temporaire inadapté, voire aucun logement, sont des exemples de précarité des conditions de vie.

 

Les effets de la précarité.

La précarité a un impact global sur le corps social qui peut se traduire par une dégradation des conditions de travail, des difficultés à développer une vie sociale, une révolte contre l’organisation sociale, une dégradation physique et mentale. Cette situation constitue ce que le sociologue Robert Castel appelle la désaffiliation, c’est-à-dire une fragilisation de la cohésion sociale qui peut éloigner durablement les individus du marché du travail et de la reconnaissance sociale. Cette dégradation a un coût pour la société dans son ensemble.