C’est le rapport entre la quantité produite d’un bien ou d’un service et le nombre d’unités d’un facteur de production utilisé (énergie, machines, matières premières, capital, humains, temps). L’indicateur le plus couramment utilisé est celui de productivité du travail : il se définit par le rapport entre un volume de production réalisé et la quantité de travail employée. La productivité du capital mesure le rapport entre le volume de production obtenue pendant une période donnée et le volume du capital fixe utilisé pour le produire.

Histoire d’une évolution

En France, la productivité du travail a beaucoup augmenté durant les Trente Glorieuses (+ 5,4 % en moyenne par an entre 1950 et 1974) pour ralentir depuis (+ 2,5 % entre 1975 et 1989). Du début des années 1990 à la crise de 2008-2009, la productivité du travail en France a progressé de manière régulière, à un rythme d’environ 1,3 % par an. Elle a ensuite connu une chute inédite lors de la crise, perdant 2,6 points par rapport à sa tendance passée. À partir de 2010, la productivité a recommencé à croître, à un rythme cependant inférieur à celui d’avant la crise (+ 0,9 % durant la période 2010-2016).

Des faiblesses spécifiques

Un rapport du Conseil national de la productivité, publié en avril dernier, pointe les faiblesses de la France et plus particulièrement l’insuffisance des compétences de sa population. Les racines du mal se trouvent à l’école, avec des élèves français dont le niveau en sciences, mathématiques et compréhension de l’écrit ne s’améliore pas. À cela s’ajoute une obsolescence rapide des compétences acquises. Des lacunes difficilement rattrapables ensuite puisque l’accès à la formation des adultes est lui aussi défaillant.

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