Aide versée aux personnes sans emploi en échange d’un engagement à se réinsérer. Elle ne nécessite pas d'avoir cotisé pour l'obtenir.

Le revenu minimum en cinq dates

1988

Création, sous la présidence de François Mitterrand, du Revenu minimum d’insertion (RMI). Il accorde une aide différentielle – seule la différence avec les revenus est versée – aux plus de 25 ans sans emploi en échange d’un engagement à se réinsérer. Il est, à l’époque, fixé à 2 000 francs pour une personne seule. En 10 ans, le nombre de bénéficiaires fait plus que doubler, de 407 000, en 1988, à plus d’un million en 1998.

2003

Création, sous la présidence de Jacques Chirac, du Revenu minimum d’activité (RMA), une aide aux employeurs pour les inciter à embaucher les « RMistes ».

2009

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le RMI disparaît au profit du Revenu de solidarité active (RSA). Il s’étend aux personnes gagnant moins de 880 euros par mois. Aujourd’hui, 1,8 million de personnes touchent le RSA, pour un montant moyen de 492 euros mensuels.

2016

La prime d’activité est créée sous le quinquennat de François Hollande par la fusion de la Prime pour l’emploi (PPE) et du RSA d’activité. Ce coup de pouce aux travailleurs modestes connaît un succès grandissant, avec un taux de recours de 70 %.

2018

Le président Emmanuel Macron annonce la création, pour 2020, d’un revenu universel d’activité qui fusionnerait plusieurs prestations sociales pour « garantir un seuil minimal de dignité » à tous.