Salaire horaire en-dessous duquel un salarié ne peut être rémunéré.

Le salaire minimum en six dates

1950

Création du Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), après 12 ans de blocage des salaires, calculés d’après un budget type, le panier de la ménagère.

1952

Le salaire minimum est indexé sur l’inflation. À la demande des syndicats, le Smig va désormais être ajusté chaque fois que l’évolution des prix dépasse 5 %.

1970

Le Smic remplace le Smig. Le G pour « garanti » se mue en C comme « croissance ». Désormais, le Smic a pour ambition d’aider le salaire minimum à rattraper son retard sur le salaire moyen des Français. Conséquence : une forte hausse du Smic.

1982

La rigueur. François Mitterrand et le gouvernement Mauroy imposent un blocage des salaires qui ne sont plus indexés sur l’inflation. Jusqu’en 1990, le Smic connaît une très faible croissance.

2007-2018

La fin des coups de pouce au Smic. Le gouvernement de François Fillon limite, le 1er juillet 2007, la revalorisation du Smic au minimum légal. Il en sera ainsi pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Élu président, François Hollande accorde un coup de pouce au Smic en 2012, mais plus par la suite.

2019

Revalorisation du Smic de 1,5 % – le minimum légal – au 1er janvier. Le Smic horaire est ainsi passé de 9,88 euros bruts à 10,3 euros. Soit un salaire mensuel brut de 1 521,22 euros pour un temps plein. 1,65 million de salariés du secteur privé sont payés au Smic.