Ensemble de dispositifs et d’institutions publiques qui assurent les individus contre les aléas de l’existence.

Le régime général de la Sécurité sociale a été créé en France en 1945, sur le modèle « bismarckien » : gestion par les partenaires sociaux, financement par des cotisations à la charge des employeurs et des salariés.

Il existe deux grands régimes obligatoires de base : le régime général (qui inclut désormais les indépendants) et le régime social agricole. Ces régimes sont complétés par une trentaine d’autres régimes dits spéciaux (régime des fonctionnaires, des cheminots, etc.). Parallèlement aux régimes de base, des régimes dits complémentaires peuvent fournir une couverture supplémentaire aux risques déjà pris en charge par la Sécurité sociale.

Quatre branches

Le régime général est le régime principal. Il couvre plus de 61 millions de personnes et représente 75 % du budget total. Il couvre quatre branches : maladie, vieillesse (retraites), accidents du travail et maladies professionnelles, famille. La Sécurité sociale tire ses revenus des cotisations sociales payées par les salariés (23 % du salaire brut) et par les employeurs (51 % du salaire brut). Son budget cherche à équilibrer ces revenus et les prestations distribuées aux affiliés.

Un retour à l’équilibre compromis en 2019

En 2018, le budget était dans le rouge, avec un déficit d’un milliard. En 2019, la « Sécu » devrait enfin revenir dans le vert – avec un solde positif de 700 millions d’euros –, pour la première fois depuis 2001. Mais ce chiffre optimiste avait été présenté avant l’annonce de mesures en faveur du pouvoir d’achat pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Ces mesures (baisse de la CSG pour certains retraités et exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires) constituent un manque à gagner pour la Sécu.

En chiffre

23 %

La part de cotisations prélevées sur le salaire brut pour financer la Sécu