Mécanisme par lequel les inactifs ne sont pas incités financièrement à entrer sur le marché du travail. 

La théorie libérale de l’offre de travail explique qu’un individu « arbitre rationnellement » entre travailler (pour obtenir un revenu) et ne pas travailler (préférer le loisir). Travailler signifie que le salaire couvre la « désutilité » du travail. S’il peut obtenir un revenu sans travailler grâce aux minima sociaux, le RSA par exemple, l’individu rationnel renonce au travail et se trouve pris dans une « trappe », c’est-à-dire un piège, qui le condamne à l’inactivité. Le chômage est alors volontaire.

On distingue la « trappe à inactivité » qui concerne les inactifs n’étant pas incités financièrement à entrer sur le marché du travail, la « trappe à chômage » pour les chômeurs qui n’acceptent pas un travail en raison de l’existence de l’indemnisation du chômage et la « trappe à pauvreté » qui concerne tous ceux pour qui l’augmentation du revenu du travail bute sur des effets de seuil qui découragent le travail.