La croissance et la préservation de l’environnement

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Martine Peyrard-Moulard

Voici vos repères nécessaires pour rédiger une copie d'excellence sur le thème de "La croissance et la préservation de l’environnement: une accroche ; le courant de pensée économique ou sociologique, un auteur et sa citation, le mécanisme, un chiffre significatif.

  • LA THÉMATIQUE : LA CROISSANCE ET LA PRÉSERVATION DE L'ENVIRONNEMENT
  • LE SUJET : AMÉLIORATION DU BIEN-ÊTRE ET SURVIE DE LA PLANÈTE SONT-ELLES COMPATIBLES ?

L’accroche

« C’est maintenant ou jamais ! » Des milliers de jeunes sont descendus dans la rue et ont répondu à l’appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg, en mars 2019. Des sittings ont été organisés dans les lycées pour placer les gouvernements face à leurs responsabilités et réclamer des actions contre le réchauffement climatique.
Le climat est un bien commun, il n’appartient à personne, nul agent privé n’est responsable « individuellement » des externalités négatives qu’il produit, mais c’est un problème mondial. Le marché est défaillant pour résoudre ce problème, car sans droits de propriété, les ressources sont surexploitées. Les inondations, les ouragans, la sécheresse, la montée des eaux…

Qui est responsable ? Qui doit supporter ce coût social tellement supérieur au coût privé ? Comment faire face et prévenir ? Croissance et amélioration du bien-être… voilà qui ne mobilise plus ! La croissance économique doit être possible, le partage des ressources dans le monde et entre les générations doit être équitable et la planète doit être préservée. La croissance telle que nous la « produisons » ne semble plus « soutenable ». La puissance publique doit intervenir, inciter, contraindre et réglementer afin de rendre « durables » à la fois l’amélioration du bien-être et la croissance.

21,38 euros

C’est, en février 2019, le prix de la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas d’émission de carbone (SEQE, Système d’échange de quotas d’émission), établi depuis 2005 suite au protocole de Kyoto. En janvier 2018, le prix s’établissait à 7,83 € ; 11 000 sites industriels reçoivent des quotas (des droits à polluer), qui baissent chaque année et sont négociables sur ce marché où se détermine le prix de la tonne de CO2. Le niveau de prix incitant les industriels à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre est estimé autour de 30 €, selon RTE (Réseau de transport d’électricité).

Le mécanisme

L’effet rebond

Il s’agit de la hausse de la consommation de biens et de services résultant de la réduction des contraintes pesant sur l’environnement, obtenue grâce aux progrès technologiques. En effet, les néoclassiques estiment que les innovations techniques sont la solution aux problèmes environnementaux, qu’elles permettent de résoudre la plupart des problèmes écologiques et notamment de remplacer et de préserver le capital naturel.

C’est ainsi que le caoutchouc synthétique peut, par exemple, remplacer le caoutchouc naturel provenant de la sève des hévéas. Les différents capitaux (naturel, physique, humain et social) nécessaires à la croissance économique sont alors substituables et la soutenabilité de la croissance est dite « faible ».
Toutefois, comme les contraintes sont faibles, les comportements ne sont pas modifiés, loin de là. C’est ainsi que, par exemple, des voitures moins polluantes peuvent entraîner une hausse de l’utilisation de la voiture, et ainsi le niveau de pollution ne baissera pas, au contraire !

La personnalité 

Jacques
Chirac

Ainsi que beaucoup d’hommes politiques français, a longtemps pensé que la croissance économique permettrait de satisfaire tous les besoins de l’humanité. Puis il a pris conscience des risques écologiques au contact de Nicolas Hulot qui fut à l’origine de la Charte de l’environnement.

Notre maison brûle et nous regardons ailleurs (…) L’humanité souffre. Elle souffre de mal-développement, au nord comme au sud et nous sommes indifférents. La terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables.

Jacques Chirac

(1932), président de la République française 1995-2007. Discours de Johannesburg, 2 septembre 2002.