Pour l'EcoVersion beta
s'abonner

Les liens sociaux

Spécial bac

Les bases
  1. Accueil
  2. Les bases
  3. Question de cours
  4. Les liens sociaux
Martine Peyrard-Moulard

Voici vos repères nécessaires pour rédiger une copie d'excellence sur le thème "Les liens sociaux: une accroche ; le courant de pensée économique ou sociologique, un auteur et sa citation, le mécanisme, un chiffre significatif.

  • LA THÉMATIQUE : LES LIENS SOCIAUX 
     
  • LE SUJET : COMMENT EXPLIQUER LES DIFFICULTÉS DE L’INTÉGRATION SOCIALE EN FRANCE ?

L’accroche

Dans son ouvrage Fractures françaises (2013), le géographe Christophe Guilluy décrit une société fracturée socialement et culturellement et une véritable crise du « vivre ensemble », avec le risque de faire exploser le modèle républicain français.
Les grandes institutions d’intégration, en charge de la socialisation des individus, c’est-à-dire du processus d’acquisition et d’intégration des normes et des valeurs du groupe, semblent en crise, ainsi que de la régulation sociale. La famille, l’école, le monde du travail, les services publics et la protection sociale, tous sont remis en question et leur légitimité est ébranlée.

Qu’est-ce qui fait alors tenir une société ? Qu’est-ce qui unit ses membres, crée de la sociabilité ? Le lien « social » s’est-il distendu ? La société s’est transformée, l’individualisme progresse, tout cela affecte la cohésion sociale. Or il ne peut exister une société sans liens sociaux ni solidarité entre ses membres.

14,2 %

C’est le taux de pauvreté en France en 2015 (derniers chiffres de l’INSEE) soit près de neuf millions de personnes, si l’on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (qui partage la population française en deux parts égales, une moitié gagnant plus, l’autre moins). Le seuil de pauvreté est donc une valeur relative, fonction du revenu médian. L’évolution de la pauvreté dépend beaucoup de l’emploi et de ses conditions.

Le mécanisme

La solidarité organique

Pour Émile Durkheim (1858-1917), sociologue français, les sociétés contemporaines et développées se caractérisent par une solidarité de type « organique », qui résulte à la fois de la division et de la spécialisation du travail, et du développement de la densité morale et matérielle de la société, source d’accroissement des relations sociales. La cohésion sociale repose alors sur la complémentarité des activités et des fonctions des individus.
L’individu dépend de la société, car il dépend des différents groupes qui la constituent. Toutefois, son autonomie croissante s’accorde avec des interdépendances avec les autres membres de la société. Il est moins dépendant des liens traditionnels et de nouveaux types de liens sociaux se développent...

Sociologue français, explique que la société doit construire son unité, sans quoi elle risque de disparaître. Toutes les mémoires individuelles et plurielles, car propres aux différents sous-groupes de la société, constituent une menace. Aussi est-il nécessaire pour sa survie de construire une mémoire collective.

Il n’en est pas moins vrai que la nécessité où sont les hommes de s’enfermer dans des groupes limités, famille, groupe religieux, classe sociale (pour ne parler que de ceux-ci) […] s’oppose au besoin social d’unité.

Maurice Halbwachs

(1877-1945), Les Cadres sociaux de la mémoire, 1925