Les sources de la croissance

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Martine Peyrard-Moulard

Voici les repères nécessaires pour rédiger une copie d'excellence sur le thème de "La source de la croissance: une accroche ; le courant de pensée économique ou sociologique, un auteur et sa citation, le mécanisme, un chiffre significatif.

LA THÉMATIQUE : LES SOURCES DE LA CROISSANCE 
LE SUJET : MONTREZ EN QUOI LA PRODUCTIVITÉ EST NÉCESSAIRE À LA CROISSANCE.

L’accroche

La croissance économique est un véritable enjeu pour toute politique économique en raison des bienfaits économiques et sociaux qu’elle apporte à l’ensemble de la population, en termes de niveau de vie, d’emploi ou de financement de la protection sociale.

Lorsque la croissance est forte, comme pendant les Trente Glorieuses, tout semble possible pour tous et les choix politiques sont plus faciles. En revanche, quand la croissance ralentit, comme lors de la crise des subprimes de 2008, les choix entre salaires, profits, redistribution ou dépenses publiques sont beaucoup plus douloureux et plus lourds de conséquences économiques et sociales.

La croissance économique, c’est-à-dire l’augmentation du PIB (Produit intérieur brut) sur une période donnée, provient de l’accumulation du capital et du travail. Il faut en effet à la fois des techniques efficaces, une organisation du travail efficiente ainsi que plus d’hommes prêts à travailler et bien formés, pour obtenir une bonne productivité et donc de la croissance. Cependant, cette dynamique productive semble se gripper au point que certains envisagent un risque de stagnation séculaire.

0,9 %

En moyenne et par an, c’est le rythme moyen de croissance annuelle de la productivité française depuis la crise des subprimes, contre 1,3 % pendant la période 1990-2008. Ce ralentissement explique celui de la croissance économique et celui du niveau de vie des Français.

Le mécanisme

Le modèle de la croissance endogène

Dans les années 1980, Paul Romer et Robert Lucas, deux économistes américains, montrent que la croissance est un processus « auto-entretenu » qui repose sur les comportements et les décisions d’investissement des agents économiques. La productivité globale ainsi obtenue n’est plus un « résidu » (Robert Solow), mais résulte des externalités positives, c’est-à-dire des retombées produites par ces comportements et décisions.

La croissance repose alors sur différents capitaux dont les rendements sont croissants. Il s’agit du capital humain (connaissances, savoirs, pratiques, santé…), du capital technique et technologique (équipements, machines, innovations…), du capital immatériel (brevets, marques) et du capital public (infrastructures, communications, recherche fondamentale…).

Ces comportements d’investissement génèrent un système d’interconnexions entre agents économiques, y compris l’État, et influent directement sur la croissance. Un cercle vertueux se met en place grâce à ces effets positifs dont profite toute l’économie. La croissance est donc « endogène » et peut s’entretenir indéfiniment.

L’auteur

Alfred
Marshall

Économiste britannique, est l’un des fondateurs de l’école néoclassique et de l’école de Cambridge. Partisan de l’économie de marché, on lui doit le concept d’« équilibre partiel », car il estime plus réaliste de considérer séparément chaque marché.

Il me semble n’y avoir aucune bonne raison de croire que nous soyons le moins du monde proches d’un état stationnaire où il n’y aurait aucun besoin nouveau important à satisfaire. Toute l’histoire de l’homme montre que ses besoins s’étendent à mesure que se développent ses richesses et ses connaissances.

Alfred Marshall

(1842-1924)