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L’Union Européenne dans l’économie globale

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Martine Peyrard-Moulard

Vous trouverez ici vos repères décisifs pour rédiger une copie d’excellence sur le thème de "L'Union européenne dans l'économie globale" : une accroche ; le courant de pensée économique ou sociologique, un auteur et sa citation ; le mécanisme et un chiffre significatif.

  • LA THÉMATIQUE : L'UNION EUROPÉENNE DANS L'ÉCONOMIE GLOBALE 
  • LE SUJET : MONTREZ EN QUOI L’UEM (UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE) RENCONTRE DES DIFFICULTÉS.

L’accroche

Le 24 juin 2016, le peuple britannique décidait par référendum de quitter l’Union européenne. Cette sortie doit se réaliser en 2019. Cette décision de rupture pose la question de la refondation du projet européen, mais ce sont aussi la place et l’influence de l’Europe face à la suprématie des États-Unis et, très prochainement, de la Chine, qui sont interrogées.

La construction européenne s’est réalisée par étapes, depuis la création, en 1951, de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) pour aboutir à l’UEM. Son objectif principal consiste en l’amélioration du niveau de vie des populations européennes grâce à une « concurrence libre et non faussée ». Toutefois, cette Europe reste inachevée et surtout fragile.

Les critères de convergence, et tout particulièrement ceux concernant les finances publiques en termes de limite du déficit et de la dette, constituent de lourdes contraintes pour certains pays membres dont les structures économiques et sociales sont encore très hétérogènes. De plus, le budget européen n’est pas en mesure d’assurer les transferts nécessaires pour permettre à un pays de faire face, seul, à un choc asymétrique. Aujourd’hui, les difficultés rencontrées par la zone euro alimentent les craintes d’une implosion de l’Europe.

160 MILLIARDS D’EUROS

C’est le budget de l’UE pour 2018. Il représente 1 % des richesses produites chaque année par les 28 pays membres. Il doit servir à la Politique agricole commune (PAC), à la croissance et à l’emploi, notamment en cas de choc asymétrique subi par un pays membre. Mais son montant reste faible. La contribution de la France (deuxième contributeur) s’élève à 21,5 milliards d’euros. Elle est « contributeur net », c’est-à-dire qu’elle verse plus au budget de l’UE qu’elle ne reçoit.

Le mécanisme

Le principe de subsidiarité

Il s’agit d’un principe fondamental de l’Union européenne. Le traité de Maastricht l’a introduit pour signifier la répartition des compétences et des actions entre le niveau européen et le niveau national. Le niveau national doit l’emporter, énonce le principe, sauf si le niveau européen peut effectuer la mission de manière plus efficace. C’est le cas dans les domaines pour lesquels les traités accordent des compétences exclusives à l’UE : la politique commerciale ou encore la politique monétaire pour la zone euro qui dispose d’une monnaie unique.

En revanche, les politiques budgétaires restent au niveau national, car un budget est un acte politique révélant un choix de société et de système économique et social propre à chaque État membre. Mais le pays membre doit respecter les critères de finances publiques qui limitent le déficit public à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB. Avec ces contraintes, les marges de manœuvre pour déterminer les politiques budgétaires nationales sont étroites.

L’auteur

Simone
Veil

Première présidente du Parlement européen (1979-1982). 

Se fixant de grandes ambitions, l’Europe pourra faire entendre sa voix et défendre des valeurs fortes : la paix, la défense des droits de l’homme, davantage de solidarité entre les riches et les pauvres. L’Europe, c’est le grand dessein du XXIe siècle.

Simone Veil