Quand une entreprise doit-elle prendre la décision d'investir ?

En théorie

Quand une entreprise doit-elle prendre la décision d'investir ?

Investir à bon escient n'est pas une décision simple à prendre pour les chefs d'entreprise. Dépenser c'est prendre un risque important. 

Faire le choix d’investir est stratégique pour une entreprise, son avenir en dépend. Mais aussi celui de l’économie et de la société tout entière.

Moins d’investissement, c’est moins de capital pour produire, moins de gains de productivité, mais aussi moins d’emplois et moins de revenus à répartir entre les agents économiques, y compris pour l’État, et un potentiel de croissance dégradé.

Investir, pour les chefs d’entreprise, signifie dépenser. Dépenser pour remplacer le capital productif usé ou obsolète, pour produire plus et pour innover.

Ainsi, acquérir des biens de production (machines, matériels informatiques, équipements), construire ou acheter des locaux ou encore financer les dépenses en R & D, en logiciels ou brevets, sont des décisions économiquement risquées, fondées sur les prévisions plus ou moins optimistes des entrepreneurs quant à la conjoncture et aux perspectives d’avenir de leur entreprise.

L'évolution des débouchés, un facteur clé

L’évolution des débouchés, c’est-à-dire de la demande intérieure et internationale, est donc la première motivation des chefs d’entreprise, à condition que la hausse qu’ils anticipent soit relativement durable et que la capacité de production de l’entreprise ne soit pas excédentaire, comme souvent en sortie de crise. De même, l’investissement doit être rentable et les capitaux dépensés, contrebalancés par les profits futurs réalisés.

Le concept keynésien d’efficacité marginale du capital montre que le coût de l’investissement, mesuré par le taux d’intérêt, doit être couvert par des bénéfices obtenus grâce à la progression des ventes, par conséquent du chiffre d’affaires. Un faible taux d’intérêt ne suffit pas.

La situation financière et donc les conditions de financement possibles ainsi que d’éventuelles incitations fiscales déterminent les risques et la capacité à financer un projet d’investissement. Il faut alors investir à bon escient et ne pas se tromper au risque de perdre l’argent investi.