Une vie d'impôt : du berceau à la tombe du contribuable

En théorie

Une vie d'impôt : du berceau à la tombe du contribuable

En tant que citoyen et en fonction de la situation de chacun, l’existence d’un individu est jalonnée d’impôts et de taxes. À chaque âge de la vie, le citoyen participe à la création du pouvoir économique de l’État.

La France n’est pas seulement connue pour ses 1 000 fromages, elle est fameuse aussi pour sa fiscalité. Il pourrait exister plus de 360 impôts et taxes, un record !

Sa vie durant, le contribuable paie des impôts et des taxes. Sur ses revenus, ses dépenses, son patrimoine et enfin, sa transmission.

Dès les premiers moments de sa vie et tout au long de sa jeunesse, le Français est déjà un contribuable, « indirectement ».

En effet, il constitue une source de « dépenses » pour ses parents : des dépenses de consommation sur lesquelles pèse la TVA, impôt proportionnel et « indolore », intégré dans le prix de vente.

Bien sûr, ce jeune « contribuable » assure à ses parents certains avantages : allègement d’impôt sur le revenu (grâce au quotient familial), aides et prestations sociales (pour diminuer la charge financière qu’il représente) et des services publics gratuits ou quasi gratuits (la maternité où il est né, la crèche, l’école, le lycée, et l’université où il étudiera).

Il bénéficiera de bourses d’études s’il rencontre des difficultés matérielles. La fin de ses études marque son entrée dans la vie active, qui durera en moyenne 35,6 ans. Salarié, il gagne en moyenne 36 000 euros bruts/an.

Les impôts et taxes le concernent, directement cette fois : sur les revenus de son travail (IR, cotisations, CSG…) comme sur ceux de son épargne, qu’elle soit constituée d’actifs réels (immobilier) ou financiers (placements…).

Ses consommations génèrent TVA, taxes sur le tabac ou sur l’essence. Son taux net moyen d’imposition représentera près de 30 % de son salaire brut.

Naturellement, il bénéficiera d’allègements fiscaux, de niches fiscales et des services publics économiques, sociaux et culturels.

Puis il prend sa retraite vers 61 ans et 10 mois en moyenne, une pension de retraite (17 500 euros bruts/an en moyenne, 80 à 90 % de son revenu disponible) remplace ses revenus du travail. Ses « contributions » continuent jusqu’à sa mort, vers 82 ans.

Ses héritiers s’acquittent alors des droits de succession sur le patrimoine qu’il a transmis.

Enfant à la change de ses parents 

Prélèvements

- TVA (couches, nourriture, produits d’hygiène, vêtements, loisirs…) 

- IR (impôt sur le revenu) des parents allégé grâce au Quotient familial 

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Avantages

Prestations et aides sociales aux parents

- PAJE (prestation d’accueil du jeune enfant) Allocations familiales et compléments de ressources

- ARS (Allocation de rentrée scolaire)

- Réductions : Carte de famille nombreuse...

- Bourses d'études et aides au logement

Vie active (salarié)

Prélèvements

- TVA (Taxe sur la valeur ajoutée)

- IRPP (Impôt sur le revenu des personnes physiques)

- CSG (Contribution sociale généralisée)

- CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale)

- IFI (Impôt sur la fortune immobilière) 

- Impôts sur les produits : tabac, alcool, TICPE (Taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques)…

- Impôts locaux : taxe d’habitation, taxe foncière…

- Impôts sociaux : cotisations sociales, droits de donation 

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Avantages

Allègements fiscaux, niches fiscales et crédits d’impôt : services à la personne, transition écologique, investissements locatifs et financiers, dons aux associations…)

Retraité

Prélèvements

Taux net moyen d’imposition (IRPP + CS-prestations sociales) : 29,2 % du salaire brut moyen.

Droits de succession au décès.

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Avantages identiques aux salariés

En Chiffres

47 %

Soit la part des foyers fiscaux qui paient l'impôt sur le revenu. Le montant moyen est de 2 320 euros par an.