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Éco dicton : « Valoir son pesant d’or »

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Valentine Rault

Tous les mois, Pour l’Éco rappelle l’origine d’une expression courante en lien avec l’économie.

Quand quelque chose (ou quelqu’un) vaut son pesant d’or, c’est que cet objet est de grande valeur et particulièrement cher. Pour souligner cette valeur, on utilise la comparaison avec l’or, métal précieux dont on mesure le prix par son poids. Ainsi, plus il y a d’or, plus la valeur est grande. Si l’allusion est évidente, le mot « pesant », lui, ne semble pas très français : on évoque le « poids » d’un objet et non son « pesant ».

Et pour cause : le terme « pesant » serait une déformation du mot « besant » : le « besant » est une ancienne pièce d’or, utilisée à Byzance, en Turquie (aujourd’hui Istanbul). L’expression remonte au XIIIe siècle, lorsque Byzance était l’une des villes les plus riches du Proche-Orient, une cité réputée pour sa richesse et son luxe. À cette époque, le poids du besant est de 4,48 grammes d’or. Aujourd’hui, un besant vaudrait donc près de 166 euros.

Dès le XIIIe siècle, on indique qu’une personne est « chère » à son cœur en évoquant son poids en or. Mais l’expression a aussi évolué au fil des années. De « valoir son pesant d’or », on passe, au XVIIe siècle, à « valoir son pesant de plomb ». Le mot est employé pour se moquer d’une personne et souligner ses défauts. De nos jours, on entend aussi « valoir son pesant de cacahuètes », transformation ironique de l’expression originale, pour désigner un objet ridicule et sans valeur.