Les sanctions économiques sont-elles efficaces pour faire plier des pays récalcitrants ?

Monde

Les sanctions économiques sont-elles efficaces pour faire plier des pays récalcitrants ?

La Biélorussie est accusée d’acheminer des exilés aux frontières polonaises en réaction aux restrictions économiques imposées à ses dirigeants. Pour sanctionner ces atteintes aux droits humains, l’UE dispose d’un arsenal juridique qu’elle apprend à manier constamment.

Une « attaque hybride » de la Biélorussie à l’encontre de l’Europe. C’est par ces mots qu’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a dénoncé le 8 novembre l’attitude du pays présidé par le très autoritaire Alexandre Loukachenko.

La Biélorussie est accusée d’instrumentaliser depuis plusieurs mois des migrants du Proche-Orient en réaction aux sanctions décidées par l’Union européenne (UE). Les autorités locales auraient affrété des avions afin d’amener des personnes exilées jusqu’à la frontière polonaise pour exercer une pression sur ses partenaires européens.

En réaction aux derniers évènements, au cours desquels plusieurs migrants sont décédés, de nouvelles restrictions ont été mises en œuvre. Par exemple, les transporteurs biélorusses n’ont plus le droit d’accéder aux aéroports de l’UE. Puis, le vieux continent dressera une liste noire des compagnies aériennes jugées complices de l’acheminement d’exilés. En outre, il a été décidé d’interdire la location d’avions européens à Belavia, une compagnie nationale basée à Minsk. Ces mesures s’ajoutent à celles déjà existantes, comme le gel des avoirs d’Alexandre Loukachenko, de son fils Viktor et de près de 200 personnalités biélorusses.