Brexit : Les sueurs froides de l'industrie automobile britannique
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Brexit : Les sueurs froides de l'industrie automobile britannique

Julie Desrousseaux
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Depuis trois ans, l’incertitude sur le Brexit n’est pas bonne pour le business. Des grands groupes internationaux ont déjà pris des décisions qui heurtent l’industrie automobile britannique. Le coup de grâce pourrait intervenir en cas de non-accord lors du sommet européen de la dernière chance, qui se déroulera le 17 et 18 octobre. Autopsie d'une industrie mondialisée. 

« Si nous devons payer des droits d’exportation de 10 %, sachant que 70 % de notre production va vers l’UE, notre modèle économique ne tiendra pas ». Ce 13 octobre, le président de Nissan pour l’Europe Gianluca de Ficchy, est particulièrement inquiet alors que la perspective d'un Brexit "dur" se rapproche. Un nouveau sommet européen doit se dérouler les jeudi 17 et vendredi 18 octobre dans l'espoir de trouver un accord, et ainsi éviter le rétablissement des droits de douane. Sans accord, le constructeur japonais a émis l'hypothèse de supprimer plus de 7 000 emplois sur sa ligne de production à Sunderland. L'économie du Royaume-Unie retient son souffle, et en premier lieu, celle automobile, qui représente plus de 10 % des emplois du royaume. 

Depuis juin 2016 et le vote du "leave", qui sera effectif le 31 octobre, le secteur automobile est particulièrement frappé par les incertitudes politiques. Honda, Ford, Jaguar, Land Rover, Michelin, Rolls-Royce, Airbus, Philips, Sony, Panasonic, Dyson, etc... Tous ces géants de l'industrie mondiale de l'automobile ont déjà annoncé des fermetures d’usine ou des réductions d’investissement sur le sol britannique. En 2015, les acteurs du secteur avaient investi 2,5 milliards de livres au Royaume-Uni. Sur les six premiers mois de 2019, seuls 90 millions ont été investis.