Dépendance à la Chine. Quand la volonté du gouvernement et les intérêts des entreprises allemandes se contredisent
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Dépendance à la Chine. Quand la volonté du gouvernement et les intérêts des entreprises allemandes se contredisent

Nathalie Steiwer
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Échaudée par sa dépendance au gaz russe révélée depuis la guerre en Ukraine, l’Allemagne s’apprête à adopter une nouvelle stratégie pour réduire l’exposition de ses entreprises en Chine. Le coup de frein s’annonce difficile pour les industries automobile et chimique qui dépendent en grande partie du marché chinois et de ses matières premières.

L’essentiel

- Les principales industries allemandes - l’automobile et la chimie - multiplient les investissements en Chine, premier partenaire commercial de Berlin

- Subissant sa dépendance à l’énergie russe, le gouvernement allemand veut réduire son exposition à la Chine

- Berlin planche donc sur une nouvelle stratégie pour début 2023 et pourrait réduire les garanties financières aux entreprises pour les inciter à diversifier leurs marchés.

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L’Allemagne doit « tirer les leçons de sa dépendance totale à l’égard de la Russie dans le domaine de l’énergie », a expliqué la ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock début décembre. Pour mettre en application ce constat, le gouvernement prépare une nouvelle stratégie pour redéfinir l’avenir de ses échanges avec la Chine. « Il ne s’agit pas de séparer complètement nos économies : c’est impossible dans le monde interdépendant actuel », a précisé la ministre, mais « de diversifier nos échanges ». Avec une crainte explicite : celle « d’être vulnérable à un éventuel chantage » dans le cas où la communauté internationale sanctionnerait une annexion de Taïwan par Pékin.