Élections américaines : “C’est presque toujours le plus riche qui gagne”
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Élections américaines : “C’est presque toujours le plus riche qui gagne”

Clément Rouget
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Avec force et fracas, le multimilliardaire Michael Bloomberg s’est lancé en fin d'année dernière dans la course à la Maison Blanche. De quoi secouer les autres candidats à l’investiture démocrate, décidés à lutter contre l’influence des ultras-riches et des grandes entreprises dans les élections. Décryptage avec Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et expert des États-Unis. 

Corentin Sellin

Corentin Sellin est professeur agrégé d'histoire et expert des États-Unis. Il est co-auteur des "États-Unis et le monde de la doctrine de Monroe à la création de l'ONU (1826-1945)" aux éditions Atlande.

Pour L'Éco. En quoi l’entrée de Michael Bloomberg dans la course à la Maison Blanche bouleverse-t-elle les primaires démocrates ?

Corentin Sellin. Jamais un individu aussi riche ne s’est présenté à la Maison-Blanche. L’ancien maire de New York, 8e fortune des Etats-Unis avec plus de 50 milliards de dollars, possède une force de frappe financière qui lui permet d’autofinancer son parcours politique, et donc, de dépenser sans limites. 464 millions de dollars, notamment dépensés en publicités politiques ont déjà été injectés en dix semaines (chiffres mis à jour).

Clip d'entrée en campagne de Michael Bloomberg, diffusée sur les chaînes américaines

Michael Bloomberg est tout à fait capable de dépenser jusqu’à un milliard ! La candidature du milliardaire, après celle du milliardaire Trump en 2016 - Bloomberg est 17 fois plus riche que le président en exercice -, marque l’émergence d’un nouveau phénomène : les ultra-riches, plutôt que de financer les campagnes, se lancent eux-même à la conquête du pouvoir.