En Chine, des villes-usines aux éco-cités, une transition verte à marche forcée

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En Chine, des villes-usines aux éco-cités, une transition verte à marche forcée

La Chine revendique une transformation verte à marche forcée. Loin des images de villes-usines asphyxiées, elle vante aujourd’hui ses éco-cités futuristes. La réalité est beaucoup plus contrastée.

Glaçante, l’expression « Airpocalypse » est née dans les journaux chinois au tournant des années 2010 pour désigner les épais brouillards de pollution dont la plupart des villes s’étaient fait une spécialité. Mais en janvier 2013, c’est un pic plus dramatique que les autres qui va sortir le premier pollueur de la planète de son déni. À Pékin, la concentration de particules fines dans l’air frôle les 1 000 microgrammes par mètre cube (en France, le seuil d’alerte est à 80).

Économie à l’arrêt, hôpitaux surchargés : « C’était un électrochoc, aussi bien pour la population que pour les dirigeants qui ne pouvaient plus nier les risques pour la santé », se souvient l’entrepreneure Nathalie Bastianelli, ex-résidente à Pékin et autrice de Quand la Chine s’éveille verte… (éd. de l’Aube, 2021).