Géopolitique

Pour innover, le PIIEC bouscule la concurrence

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Désormais plus souple, l’UE autorise les pays membres à subventionner des technologies de pointe sur leur territoire, à condition qu’elles s’intègrent dans des Projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC).

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© Adrien Daste

De nouvelles turbines vont joncher le sol de Port-Jérôme-sur-Seine, en Seine-Maritime.

À côté des tubes jaunes et bleus préexistants, Air Liquide devrait installer, d’ici 2025, un électrolyseur de l’eau dénommé Normand’Hy. « Hy » pour « hydrogène vert » : cette nouvelle installation démultipliera l’énergie renouvelable produite dans la région, en séparant dans de grandes cuves l’hydrogène de l’oxygène, pour une capacité de 200 mégawatts. Une technologie de rupture coûteuse.

Jusqu’à maintenant, l’État français n’avait pas le droit de subventionner délibérément un tel projet. L’UE l’en empêchait pour éviter les distorsions de concurrence au sein du marché communautaire.

Éco-mots

Distorsion de concurrence

Perturbation du fonctionnement d’un secteur d'activité provoquée par un facteur exogène

À lire aussi > La concurrence, histoire d'une obsession européenne

Mais la crise économique liée au Covid-19 l’a fait évoluer sur ses principes : pour renforcer l’accessibilité aux financements nationaux, y compris pour les petites et moyennes entreprises, et doper sa stratégie industrielle, l’Union a révisé un mécanisme existant depuis 2014, les Projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC).

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