Comment le projet économique néo-thatchérien de Liz Truss a entraîné sa chute

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Comment le projet économique néo-thatchérien de Liz Truss a entraîné sa chute

L'ex-nouvelle Première ministre britannique a provoqué une dégringolade de la livre dès la présentation de ses premières mesures économiques, destinées à favoriser les plus riches dans l’espoir de relancer la croissance. Un mois plus tard, sous la pression de son propre camp, Liz Truss s'est finalement résignée à démissioner.

L’essentiel

- La présentation du budget proposé par les conservateurs a entraîné une violente réaction des marchés financiers, et s’est même attiré les reproches d’institutions économiques internationales comme le FMI.

- La politique économique souhaitée de « ruissellement » et de relance en baissant l’impôt des plus riches, est apparue à la fois en décalage avec les enjeux britanniques du moment de lutte contre l’inflation et l’évolution de la pensée économique depuis les années 1980.

- Sous la pression, Liz Truss et son ministre des Finances ont tous les deux fini par renoncer, en ce mois d'octobre.

« C’est de la folie, il faut que ça s’arrête. » Le malaise transpire jusque dans les rangs de la majorité conservatrice. En témoigne la sortie de ce député, relayée par la télévision britannique fin septembre. La folie s'est arrêtée. L'ex-nouvelle Première ministre Liz Truss, au pouvoir depuis un mois à peine, a tellement raté son baptême du feu, qu'elle a été poussé à la démission le 20 octobre.