Géopolitique

Saison touristique : le surtourisme existe-t-il vraiment ?

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La rentrée des classes siffle la fin de la haute saison touristique. En France, comme ailleurs, le bilan est de nouveau positif après les années Covid. Un peu trop ? Car, comme chaque été, un mot a fait son retour dans les journaux : surtourisme. Alors qu’il semble décrire la réalité d’un tourisme de masse néfaste, ce n’est pas si évident selon les chercheurs dans le domaine.

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Illustration de l'article Saison touristique : le surtourisme existe-t-il vraiment ?

© Kacper KOWALKSI/PANOS-REA

L’été a tenu ses promesses. C’est en tout cas ce que relève l’agence Atout France, en charge du développement touristique en France, dans son bilan de la haute saison touristique de cette année. Les vacanciers français ont été au rendez-vous. Les touristes étrangers sont de retour, notamment les Américains, les Japonais et les Chinois. Ceci conjugué à des prix en hausse, les recettes du secteur devraient ainsi s’établir entre 64 et 67 milliards d’euros sur l’année 2023 selon Atout France, contre 58 milliards en 2022.

Mais qui parle de bons chiffres de fréquentations touristiques pense aussi aux problèmes liés à ce tourisme. Pas manqué. Cet été encore, la presse s’est emparée du sujet qui fâche : le surtourisme. Habitants exaspérés, sites en danger, régulation forcée… le tourisme est parfois une plaie, en France comme à l’étranger.

Impossible de quantifier l’excès

Pourtant, dès qu’il faut définir ce qu’est le surtourisme, « nous avons un problème, sourit Caroline Blondy, maître de conférences en géographie à l’université de La Rochelle, car pour parler de surtourisme, il faudrait que nous soyons capables de chiffrer avec précision la fréquentation des lieux touristiques et d’évaluer les effets de cette fréquentation. Or, personne ne sait avancer des faits et des chiffres précis. »

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